Patrimoine

  • LE PATRIMOINE DE LA COMMUNE

Ce village n'était encore, en 1169, qu'un hameau dépendant de Ransart.

La terre d'Hendecourt fut longtemps la propriété de la famille de Guines; elle ressortissait, dans le XIVe siècle, au parlement de Paris.

Des titres particuliers font mention de Fariol, sire d'Hendecordel, qui vivait vers l'an 1300.

On voyait autrefois à Hendecourt deux éminences.

L'une était à l'entrée de ce village, du côté de Blairville; la seconde, qui dominait la vallée qui existe entre Hendecourt et Ayette, était environnée de fossés.

Ces deux éminences feraient supposer que jadis deux seigneurs avaient leur résidence dans cette localité.

L'un aura possédé le fief d'Hendecourt, l'autre celui d'Hendecordel.

La seigneurie d'Hendecourt fut vendue, en 1570, à la famille Le Sergeant, dont les descendants en jouissent encore aujourd'hui.

Adrien Le Sergeant, écuyer, fit l'acquisition du fief d'Hendecordel.

Au commencement du XVIIIe siècle, la seconde des élévations fut rasée; les terres qui en provinrent servirent à combler le fossé.

En 1626, Hendecourt fut érigée en cure par l'évêque Boudot, et du consentement de Philippe de Caverel, abbé de Saint-Vaast, à la sollicitation de Louis Le Sergeant, qui assigna sur sa terre une partie de la portion congrue à attribuer au curé.

Avant cette érection, Hendecourt dépendait de Ficheux.

Ignace Le Sergeant mourut le 23 février 1669.

Il fut enterré avec sa femme au pied du sanctuaire de l'église de cette commune, du côté de l'Evangile.

Leur épitaphe était inscrite sur la muraille à droite, avec les armoiries des familles alliées à la leur.

Source : "dictionnaire du Pas-de-Calais Historique et Archeologique du Département du Pas-de-Calais publié par la Commission Départementale des Monuments Historiques arrondissement d'Arras 1873"

1.L'EGLISE(1)

Reconstruite en 1923-1926.

Chœur en Lambris.

Décor vitré réalisé par Mr Mauméjean.

Deux verrières du chœur exécuté en 1937, le reste de la vitrerie est exécuté entre 1954 et 1962.

2. LE MONUMENT AUX MORTS

Localisation :

Place de l'Eglise

Conflits commémorés :

1914-1918, 1939-1945

Date d'inauguration :

Dimanche 29 juillet 1928

Texte de la dédicace :

1914-1918

Hendecourt

à ses enfants morts pour la France

 

3. LE CHATEAU

Possession de la maison de Mailly au XIVe siècle, puis de la famille de Hames au XVe siècle, la terre d'Hendecourdel échoit à la fin du XVIe siècle à Antoine d'Hallwyn qui s'en défait en 1578 au profit de Loys Le Sergeant.

Issu d'une famille originaire de Bapaume, fixée à Arras au début du XVIe siècle, l'acquéreur est échevin de la ville et avocat au Conseil d'Artois.

Prénommé Loys comme lui, son fils contracte en 1602 une brillante alliance avec Jeanne Denis, fille d'Antoine, conseiller premier de leurs Altesses Sérénissimes en leur Conseil provincial d'Artois, et obtient en 1614 des lettres d'anoblissement.

Au début du XVIIIe siècle, Louis-Joseph Le Sergeant d'Hendecourt acquiert à la barre la terre voisine de Ransart, mais son fils Adrien-Joseph s'en voit privé en 1758 par décision de justice, bien qu'il en ait obtenu l'érection en baronnie.

Chevalier d'honneur du Conseil d'Artois, membre de l'Académie d'Arras, Adrien-Joseph Le Sergeant d'Hendecourt a épousé Marie-Josèphe Le Carlier, dame d'Estrée-Cauchy.

Né en 1730, son fils Louis-Ignace lui succède dans sa charge et réside ordinairement dans son hôtel d'Arras.

Veuf de Marie-Dorothée des Lyons, sa voisine de Bavincourt, il épouse en secondes noces, en 1769, Marie-Josèphe de Boulogne dont la sœur épouse le même jour son voisin Ferdinand Dubois de Fosseux.

Esprits éclairés, MM. d'Hendecourt et de Fosseux siègent à l'Académie d'Arras, lisent et écrivent beaucoup, et s'attachent à cultiver directement une partie de leurs terres.

La Révolution est fatale au premier : inculpé d'avoir signé en 1789 une déclaration contraire aux principes de la liberté et de l'égalité - en l'occurence une protestation visant au maintien des privilèges de son ordre et de sa province - il est condamné à mort par le tribunal criminel et révolutionnaire du département, et éxécuté le 5 avril 1794, en compagnie d'Ange-Guislain de Beaulaincourt et de Lamoral d'Aix de Remy, coupables du même méfait.

A son fils François succède son petit-fils Charles, chef d'escadrons d'artillerie à cheval de la garde impériale, qui meurt en 1872, laissant le domaine à Louis-François d'Hendecourt. Polytechnicien, capitaine d'artillerie, ce dernier passe pour s'être ruiné au jeu, à la table du prince de Galles.

Toujours est-il qu'il se défait du domaine, le 31 décembre 1878.

L'acquéreur est le comte Frédéric de Diesbach, dont le fils Louis, blessé en combat aérien, le 3 mai 1917, après cinq victoires, mène après la guerre une brillante carrière politique.

Maire d' Hendecourt de 1919 jusqu'en 1971, pratiquement sans interruption, il siège au Conseil Général et est élu en 1932 député du Pas-de-Calais. Son fils Stanislas lui a succédé à Hendecourt en 1982.

Vraisemblablement élevé au milieu du XVIIIe siècle, le château était un édifice brique et pierre classique, dont le plan ramassé - sinon centré -était celui des demeures des années 1760.

Couvert d'un toit à croupes à pente modérée, il présentait sur la cour une façade limitée à cinq travées, organisée à partir d'une travée en pierre appareillée.

De part et d'autre se détachaient deux ailes basses en retour d'équerre, couvertes de combles à la Mansart et terminées par des murs aveugles, décorés d'arcatures de pierre en plein cintre.

La cour pavée de grès se prolongeait au-delà, en une avant-cour plus large, encadrée de dépendances en pierre blanche abritant remises et conciergerie.

Très différente, la façade sur la parc était entièrement en craie taillée et présentait un rythme plus serré, dû à la présence de deux travées supplémentaires.

Le large avant-corps réunissait les trois travées centrales, encadrées de chaînes à refends et couronné d'un fronton triangulaire.

Le programme sculpté n'avait pas été réalisé, comme en témoignaient les pierres restées en attente.

La cour d'exploitation voisine était entourée de bâtiments d'exploitation appareillés en assises alternées de briques et de craie, y compris le pigeonnier barlong, couvert en bâtière.

Ruiné en 1915 par les tirs d'artillerie, le château a été anéanti au cours des combats de 1917.

La comtesse Frédéric de Diesbach, née Ghellinck d'Elseghem, en confia la reconstruction à l'architecte Charles Lemaresquier dont l'activité dans la région s'était traduite par les plans des huit églises.

Achevée pour l'essentiel en 1927, la nouvelle demeure est très fidèle à l'ancienne, à la fois dans son plan et dans son élévation.

On peut toutefois regretter une certaine maladresse dans les proportions du comble à la Mansart qui a remplacé le toit d'origine.

Si, par ailleurs, la pierre de l'Oise est de bien meilleure qualité que la craie, sa couleur jaune un peu grisâtre n'a pas la blancheur éclatante du matériau local.

HISTOIRE NARREE PAR LE PROPRIETAIRE DU CHATEAU

Depuis le Moyen-Age, le château appartenait à la famille d'Hendecourt.

Il s'agit des armoiries de la famille Le Sergeant d'Hendecourt, (« d'azur aux trois gerbes de blé d'or, liées de gueules »), lesquelles ont été adoptées par la commune en 1978.

Le château et la ferme furent vendus en 1878, au Comte Frédéric de Diesbach, qui sont toujours propriétaires.

Durant la guerre de 1914, les allemands l'ont occupé et l'ont détruit. Le village a été évacué.

Après 1916, un baraquement a été construit car le château était inhabitable mais la nouvelle offensive des allemands a replongé le village dans le chaos. Le château était devenu une ruine. Un nouveau baraquement fut reconstruit entre 1919 et 1920 et le château a été reconstruit de 1923 à 1926.

Le fils Louis, blessé en combat aérien, le 3 mai 1917, après cinq victoires, mène après la guerre une brillante carrière politique.

Il fut Maire d'Hendecourt de 1919 jusqu'en 1971, pratiquement sans interruption, il a siégé au Conseil Général et a été élu en 1932 député du Pas-de-Calais.

Le château a été, en 1940, une nouvelle fois occupé par les allemands.

Son fils, Stanislas, lui a succédé à Hendecourt en 1982.

Histoire (Dossier)

  • L'ORIGINE DE LA COMMUNE

District en 1790 : Arras.

Canton en 1790 : Courcelles-le-Comte.

Arrondissement : Arras.

Canton : Beaumetz-les-Loges.

Province : Artois.

Intendance : Lille(Amiens en 1754).

Subdélégation : Arras.

Régime Fiscal : Pays d'États.

Ni taille, ni gabelle, ni contrôle.

Juridiction : Conseil d'Artois.

Gouvernance : Arras.

Coutume : Artois.

Gouvernement : Artois ( Picardie et Artois en 1764).

Diocèse : Arras.

Archidiaconé : Arras.

Doyenné : Croisilles (Pas en 1778).

Vocable : N-D (Nativité).

Présentateur : Abbé de St-Vaast..

Source : « Paroisses et Communes de France du Pas-de-Calais TII 1975»

  • L'ORIGINE DU NOM

674 - HENNANICURTEM. - C.de St-Vaast.

765 - ID. - Id.

870 - HERNANICURTEM. - Id.

877 - HETNANICURTEM. - Id.

891 - HETNANCURTEM. - Id.

1098 - HENDENCOURT. - Id.

1136 - HENDENCURT. - Id.

1272 - HENDECOURT. - F.d'Artois.

1429 - HENDECOURT-LES-RANSART. - Id.

On a attribué à Hendecourt Hennanicurtem, Hetnanicurtem, du Carticulaire de St-Vaast.

Mais dans les chartes postérieures, entre les noms des deux mêmes villages, à la place qu'occupait Hernanicurtem, se substitue Mauricourt qui est ou Hernanicurtem ou bien un lieu contigu, ayant gagné en importance au détriment de son voisin réduit à l'état de hameau ou de simple ferme.

Mauricourt étant Villam Morcurtem juxta Offirmont, hameau de Rivière, Hernanicurtem ne peut être qu'Ernancourt; hameau de Wailly.

On peut voir qu'Hennanicurtem devenu Hernanicurte par rotacisme est exactement reproduit par le nom actuel d'Ernancourt.

Le radical d'Hendecourt doit être un autre nom d'homme analogue à Haidinus qui a formé Handicourt (Somme) ou à Handenus dont est sorti Hancourt (Somme) après avoir passé par Hendecort et Haencort.

Source : "Etude des noms de lieu par L.Ricouart 1891"

  • PRESENTATION DE LA COMMUNE ET SON HERALDIQUE

Hendecourt-lès-Ransart est un petit village français, situé dans le département du Pas-de-Calais et la région du Nord-Pas-de-Calais.

Ses habitants sont appelés les Hendecourtois et les Hendecourtoises.

La commune s'étend sur 2,2 km² et compte 122 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2008. Avec une densité de 55,2 habitants par km², Hendecourt-lès-Ransart a subi une baisse de 2,5% de sa population par rapport à 1999.

En 2011, lle maire d'Hendecourt-lès-Ransart se nomme Monsieur BARROIS Pierre.

HERALDIQUE

 

 

Les armes d' Hendecourt-lès-Ransart se blasonnent ainsi :

 

 

"d'azur aux trois gerbes de blé d'or, liées de gueules"

Histoire (Site web)

Localisation:

Département du Pas de Calais, Province d'Artois, Arrondissement d'Arras, canton de Beaumetz-Lès-Loges, Perception de Beaumetz-Lès-Loges.
A 12 kms au sud d'Arras.

Code INSEE : 62425

Code postal : 62175. Poste à Boisleux-au-Mont

Superficie : 221 Hectares.

Etymologie :

Hetnanicurtis, nom de lieu formé de Hetna ou Henna, nom d’homme mérovingien, et de Curtis, domaine; Ce nom varia ainsi au fil des ans: Hendecourdelle (1300) ;Hendecourdel (1300, 1380, 1450, 1457, 1552, 1556, 1574, 1578) ; Hendecordel (1338, 1400) ; Hennecourt (1500) ; Hendecordel Le Garland (1565) ; Hennnecordel (1723) ; Hendecourt (1804) ; Hendecourt-Lez-Ransart (XIXe et XXe s.) ; Hendecourt-Les-Ransart (XXe s.).

Historique :

Seigneurie ayant appartenue aux Mailly d’Authuyle dès 1300, elle passa en 1408 par mariage aux Guines de Hames puis vers 1535, également par mariage aux d’Halluin. Antoine d’Halluin vendit cette seigneurie aux Le Sergeant en 1578. Cette dernière famille en prit le nom et la conserva jusqu’en 1878. Elle est aujourd'hui connue sous le nom de "Le Sergeant d'Hendecourt" et subsiste en France et en Belgique.

Le château et sa ferme furent vendus en 1878 aux Diesbach Belleroche, originaires de Fribourg en Suisse, qui les possèdent encore.

Une petite seigneurie sise aussi à Hendecourdel était la propriété des Saveuzes qui la vendirent en 1703 aux Le Sergeant qui la réunirent à la principale. La famille Le Sergeant d'Hendecourt qui a pour devise "SANS ESTRE SUIS SERGENT", est représenté de nos jours entre autres par: Benoit d'Hendecourt Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ses habitants :

Hendecourtois. 118 hab. en 1982; 123 hab. en 1988; 125 hab. en 1996; 131 hab. en 1997; 129 (125 sans double compte) au recensement de 1999 ; 140 en 2000 ; Notons enfin que la population actuelle compte 50% de moins de 30 ans.

Ses électeurs: Actuellement ils sont 103.

Logements: En 1982, 44 logements (dont 3 secondaires).

Faits historiques : Le village a été entièrement détruit en 1914-1918 puis reconstruit. La commune est citée à l’Ordre de l’armée.

Le château pendant la Guerre 14-18

L'église : Dédiée à la Vierge, elle a été reconstruite après la première guerre mondiale

Chapelle : Une chapelle à l’entrée du village.

Le château:

Le premier château a probablement été construit vers 1703 par Louis-Joseph Le Sergeant d’Hendecourt sur l’emplacement d’une ancienne demeure. Acquis en 1878 par Frédéric de Diesbach Belleroche. Il a été détruit en 1914-1918 puis rebâti de 1920 à 1929.

Le moulin : Le moulin d’Hendecourt a été démonté en 1912.

Les armoiries :

« D’azur à trois gerbes d’or liées de gueules » Il s’agit des armoiries de la famille Le Sergeant d’Hendecourt, lesquelles ont été adoptées par la commune en 1978.

Personnages marquants de la commune :

-Adrien Joseph Le Sergeant d’Hendecourt, baron de Ransart, (1699-1759), chevalier d’honneur au Conseil Provincial et Supérieur d’Artois, membre de l’Académie d’Arras en 1738, et membre du Corps de la Noblesse d’Artois en 1750.

-Charles Le Sergeant d’Hendecourt (1810-1872), chef d’escadron au 13ème régiment d’artillerie à cheval de la Garde Impériale à Douai, officier de la Légion d’Honneur, maire d’Hendecourt-Lez-Ransart.

-Valentin Dupuis, mort pour la France pendant la 2nde Guerre Mondiale.

-Pierre-Martin Souillart, originaire d’Hendecourt, soldat au Régiment de Rohan vers 1740.

-Pierre-Michel Tarlier, né à Hendecourt en 1740, cuisinier-traiteur de la ville de Douai.

-Pierre-Guislain Théry (1732-1765), d’Hendecourt, dit « Pierre François La Grandeur », tambour dans la Compagnie Dillon du Corps Royal d’artillerie.

-Frédéric de Diesbach de Belleroche (1849-1901), engagé aux Zouaves pontificaux (1869), brigadier aux volontaires de l’Ouest (1870), campagne de France contre l'Allemagne (1870-1871), capitaine en second au 1er régiment territorial d’artillerie (1885), médaille Bene Merenti, maire d’Hendecourt-Lez-Ransart, chevalier du St-Sépulcre.

-Louis de Diesbach de Belleroche (1893-1982), pilote de chasse (1916-1917), croix de guerre 14-18, médaille militaire, maire d’Hendecourt (1919), conseiller général du Pas de Calais, député (1932), engagé volontaire (1939), officier de la Légion d’Honneur (1958), médaille de l’Aéronautique (1972), et vice-président de l’Association nationale des Vieilles Tiges.

Source : Page réalisée le 20.11.1997 par B. de Diesbach Belleroche